Se développer, c’est progresser. Pour son sport c’est le faire grandir dans tous les domaines.

Le développement est donc un champ très vaste qui comprend tous les secteurs de l’activité.

Le Tennis de Table est olympique et le Ping-pong universel.

Autour de la même pratique, les approches sont parfois différentes. C’est cette diversité qui fait du ping ce sport planétaire, pratiqué par tous, spectaculaire et rapide mais aussi ludique et convivial.

Les approches sont indissociables et se servent mutuellement : une élite performante au service de la masse et la masse pour construire une élite.

Ouvrons les yeux et restons passionnés par le tennis de table !

Faisons vivre nos clubs par l’accueil des publics et aidons les à avoir les moyens de détecter et d’accompagner des sportifs tournés vers la performance.

Tout le monde a droit à son tennis de table, il faut donc être capable à la fois de former des sportifs qui viendront porter haut les couleurs de la France, et à la fois de fidéliser des publics loisirs recherchant du lien social en pratiquant un sport ludique.

C’est évidemment dans le club que tout se passe et la Fédération doit venir en appui à ce dernier pour l’aider. De nombreux produits, conventions, actions existent mais leur déclinaison est aléatoire et rend les résultats parfois décevants.

De très nombreuses initiatives locales fonctionnent à merveille dans de nombreux secteurs du développement des pratiques et dans ce domaine, les clubs ont vocation à ne pas être concurrents mais plus souvent partenaires. Partenaires de la réussite de l’événement, partenaires pour faire mieux que les autres sports locaux.

La Fédération et ses instances territoriales doivent devenir des catalyseurs de ces initiatives pour partager les bonnes pratiques, valoriser les actions locales des bénévoles et professionnels.

Cette action de partage doit s’inscrire parmi d’autres actions, afin de permettre aux clubs de constituer leur propre moteur de développement.

Quand on parle de développement dans notre tennis de table fédéral, c’est souvent pour essayer d’augmenter notre nombre de licenciés. C’est peut-être parce-que que ce postulat de départ est beaucoup trop restrictif que toutes les politiques de développement affichées ont été vouées à l’échec en terme de licenciés.

Pour y arriver, il faut penser différemment, il faut s’y prendre autrement, il faut prendre une feuille blanche et imaginer…

Commençons par rêver du ping dans 20 ans. Une équipe de France qui harcèle les asiatiques lors de toutes les compétitions internationales, des retransmissions en direct des matchs importants, des salles pleines de joueurs mouillant le maillot chacun à leur manière pour taper dans la balle et voulant se retrouver après l’effort autour d’une rencontre à regarder pour vivre ensemble un moment convivial autour de leur passion.

Il faut rêver, se donner des challenges, chercher des solutions tous ensemble et s’organiser pour y arriver.

Le rôle de la fédération doit être de faire partager ce rêve auprès de ses adhérents, les structures affiliées et notamment les clubs.

C’est en donnant les moyens aux pongistes de « vivre leur ping » que la fédération fera le mieux partager un rêve collectif et se développera.

Que peut apporter la fédération aux structures ? Quels sont les enjeux du développement aujourd’hui ? Comment déployer cette aide au plus près des besoins ?

1- La Fédération doit moderniser ses outils et fédérer autour de l’activité

2- La Fédération doit partager et s’ouvrir aux loisirs pongistes et intégrer plutôt que sectoriser

3- Donner les outils aux clubs pour animer et faire jouer dans le cadre de différentes offres de pratique

Au delà des actions à mener ou des ambitions qui font rêver, certains enjeux sont à garder bien présents pour réussir à progresser.

Le 1er enjeu actuel, c’est la pratique du sport en lien avec la santé. Cela implique de nombreux bouleversements dans l’approche de la pratique sportive par la population des pratiquants et par les clubs. Les dirigeants, les encadrants, ne sont pas encore prêts à répondre à cette demande, il faut ne pas vouloir aller trop vite…

Le 2ème enjeu, plus ponctuel, c’est le programme citoyens du sport. Depuis longtemps, le sport est reconnu comme fait social, il est temps de montrer comment chacun d’entre nous le fait : réduire les inégalités d’accès à la pratique sportive, permettre à tous de pratiquer, aller au devant pour transmettre des valeurs autour de notre sport.

Le 3ème enjeu, c’est la territorialisation. On rentre dans l’ère des têtes de réseau, des porteurs de projets et des acteurs qui réalisent… On parle de territoires qui n’ont pas de barrières administratives mais on modifie les territoires administratifs. La région va devenir un organe fort dans le pays dans les années à venir. Les départements deviendront surement des antennes locales mais tous seront au service de territoires parfois dans le comité ou la ligue voisine.

Enfin, La loi du plus fort ou du plus grand est toujours d’actualité. Le tennis de table est en concurrence avec les autres sports pour l’utilisation de créneaux, des salles. Nos formats de rencontres sportives nécessitent de nombreux moyens, mais ceux-ci sont parfois limités. Il faut rester vigilant et présent pour créer ou maintenir notre activité. Le nombre de pratiquants est encore un critère important d’aide pour les clubs, les salles doivent être bien utilisées et bien occupées sur les créneaux alloués.

Les nouvelles technologies au service du développement

L’outil SPID peut être utile dans de nombreux domaines, mais il n’est pas utilisé de manière assez efficace. Les données sont mal saisies, la recherche est compliquée, les accès sont réglementés. Notre sport a besoin de « donner les ouvertures » aux clubs pour que les saisies ne s’effectuent qu’une seule fois, pour que les licenciés aient un accès facile aux informations, pour qu’ils puissent directement s’inscrire aux compétitions, aux animations…

Les résultats, les données doivent permettre d’identifier des statistiques fiables et concrètes pour proposer les bons outils et conforter les bonnes idées…

Les clubs ont besoin d’optimiser leurs pratiques pour utiliser leurs tables, remplir leurs créneaux, communiquer sur leurs évènements, faciliter les inscriptions…

C’est bien un outil technologique au service de tous qu’il faut développer :

Au service du licencié, pour qu’il puisse accéder et modifier ses données personnelles, consulter des résultats ou des informations sur son club

Au service du club, pour qu’il puisse établir des statistiques, suivre ses licenciés, ses équipes, ses résultats, ses finances…

Au service du comité départemental et de la Ligue, pour qu’ils puissent récupérer les informations des clubs, réaliser des études, proposer des inscriptions aux stages, compétitions, manifestations…

Au service de la Fédération, pour qu’elle puisse réaliser un observatoire des pratiques (données, informations) . lui permettant d’anticiper les évolutions, les tendances.

Les passerelles, les commandes, la boutique fédérale… doit être relié par outil commun du Ping national.

Cela passe par la création d’un outil complexe plus évolué que le SPID actuel qui demandera une importante réflexion et un lourd investissement au service de tous.

Cet outil doit permettre ensuite de faciliter l’ensemble des procédures administratives et financières entre les instances pongistes. Entre les tiers, les inscriptions aux compétitions, les abonnements au magazine, les engagements divers, les règlements aux compétitions, les procédures de mutation, de licence… les clubs sont assaillis de procédures sur les plans administratif et financier. Et cela s’additionne avec les procédures mises en place par le comité départemental et la Ligue.

Une base de données bien organisée devrait permettre à chacun de s’y retrouver et de simplifier le système.

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