Question 1 : quelle est ou était ton activité dans le Tennis de Table ?

Je suis passé par de nombreuses missions et responsabilités, élu – arbitre – cadre technique. Selon les périodes je me suis retrouvé président d’un comité départemental, élu de ligue, arbitre ou juge arbitre, cadre technique bénévole ou professionnels en club, puis cadre d’Etat. Aujourd’hui je suis toujours cadre d’Etat mais comme adjoint au Directeur Technique National à la Fédération Française de Volley-Ball.

Le tennis de table est chez moi une histoire de famille, ce virus qui se transmet de parents à enfants, et reste actif tout au long d’une vie. Ma passion est intacte et je me nourris chaque jour de l’actualité pongiste comme d’autres vont titiller le gardon ou bien randonner pour se prendre une grande bouffée d’oxygène.

Question 2 : quelle visions as-tu de manière générale du Tennis de Table en France aujourd’hui ?

Une inquiétude réelle liée à l’actualité qui circule notamment par voie de presse. Où est passée la force collective du Tennis de Table qui permettait d’enrichir les débats en prenant en compte les différences de chacun ? Où est passée la gestion pertinente des hommes lorsque chacun pouvait travailler en fonction de ses compétences ? Où est passé l’intérêt que l’on est censé porter sur la discipline pour lui permettre de progresser tant quantitativement que qualitativement ?

Nous ne pouvons nous satisfaire des résultats d’aujourd’hui quand nous sommes en quête du meilleur. Donnons au tennis de table les moyens de réussir et d’atteindre son rêve. Préservons les valeurs associatives mais réformons le système afin de lui donner une logique d’entreprise.

Question 3 : quel regard portes-tu sur la Fédération aujourd’hui ?

Des challenges sont à relever. Il faut que cesse les querelles internes. Il y a beaucoup plus à gagner lorsque que les comportements sont sereins. Ainsi une énergie positive est retrouvée puis dépensée à bâtir un projet et mener les actions. Travail, transparence, action collective et mutualisation des compétences sont certainement des valeurs qu’il faut faire revivre chez chacun d’entre nous pour mettre les hommes au service du projet.

Question 4 : qu’est-ce que t’inspire l’Equipe de France aujourd’hui ? Filles et garçons.

De l’espoir, je suis de nature positive et je veux croire à l’athlète responsable de son projet. La fédération est responsable de cette logique et doit créer les conditions de la réussite. Il est important d’encourager les initiatives personnelles. Un cadre est donné par la fédération car nous connaissons le modèle de la performance sportive mais à l’intérieur il faut faire preuve de souplesse. L’athlète est unique et bien malin celui qui sera capable de dire qu’il faut faire d’une certaine manière et pas autrement.

Question 5 : A ton avis, quel projet d’envergure faudrait-il lancer pour servir le développement de l’activité ?

Il n’y a pas de recette mais il faut au moins un projet assorti d’une démarche. Il faut écrire les réformes, les expliquer et les appliquer dans le temps. Le développement est un tout qui va de la performance de Haut niveau jusqu’à la pratique loisir dans son garage. Il nous faut davantage travailler sur l’identité afin que chacun se reconnaisse comme un pongiste « oui j’y joue ». Au-delà de cet aspect, et si on veut entrer juste un peu dans le détail, la FFTT doit retrouver sa dynamique de création d’outils à disposition des clubs et des pratiquants. L’INSEP, le championnat, un document sur les aspects technico-tactiques de l’activité, le Fit Ping Tonic, le baby ping, le Ping Tour … sont autant d’outils à disposition des différents pratiquants. Mais outils d’aujourd’hui ou de demain, il est important qu’ils répondent à une logique simple, celle qui consiste à proposer l’outil adapté au bon moment. Le Tennis de Table s’inscrit dans un environnement donné avec une concurrence significative. Il faut donc analyser les évolutions et les besoins et faire preuve de créativité dans les actions afin de rester dans la course des disciplines sportives et de bien-être préférées des français.

 

 

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