Question 1 : quelle est ton activité dans le Tennis de Table ?

Joueur niveau régional, vice-président du club Niort Tennis de Table, entraîneur bénévole et parent de jeunes joueurs inscrits en structure.

Question 2 : quelle vision as-tu de manière générale du Tennis de Table en France aujourd’hui ?

Notre sport a raté lors de la dernière décennie le virage avec l’apport de nouveaux licenciés qui ont préféré le badminton ou le squash, disciplines en plein essor. Nous n’avons pas assez communiqué sur la partie  »  dépense physique  »  que les gens recherchent maintenant lors de leur pratique sportive. Ils veulent se dépenser et perdre des calories en peu de temps ( des résultats rapides dans un monde où tout va vite ). Notre sport est encore trop souvent considéré comme un loisir où on ne bouge pas beaucoup ( diffuser des vidéos d’entraînement… )

Le manque d’un vrai leader charismatique est également un frein pour modifier cette image de sport secondaire et non physique.

Question 3 : quel regard portes-tu sur la Fédération aujourd’hui ?

Elle me semble loin des préoccupations des clubs. 99 % des joueurs ne pourraient pas citer un nom d’ élus à la FFTT ; Elle semble ne pas se préoccuper du côté sportif ( mise à l’écart de grands entraîneurs et de DTN adjoints qui ont fait leur preuve sans donner d’explication sur un éventuel changement de cap ). Vu d’en bas, cela manque de vision à long terme , de projets d’envergure pour relancer le ping en France.

Question 4 : qu’est-ce que t’inspire l’Equipe de France aujourd’hui ? Filles et garçons.

Les filles sont en retard car la dimension physique est totalement occultée par les entraîneurs dès le plus jeune âge. Les asiatiques sont plus mobiles et plus physiques que nous. Les françaises me semblent tellement loin du haut niveau pour gagner une médaille internationale par exemple qu’il faudra 10 à 15 ans pour rattraper le retard.

Les garçons ont plus intégré cette partie physique à travailler que les filles. Il manque encore un leader charismatique ( Timo Boll en Allemagne ) pour sentir un réel engouement médiatique et même des licenciés. On les sent capable d’un coup mais cela reste fragile sur la durée. Le passage de juniors où nous gagnons tout à l’age adulte est un problème ( comme d’autres sports tels que le tennis ) : lié à la mentalité française en répétant à ces jeunes qu’ils sont les meilleurs jeunes, se sentent déjà « arrivés » à leur objectif alors que nous devons plutôt leur dire que le plus dur commence à 18 ans ??

Question 5 : A ton avis, quel projet d’envergure faudrait-il lancer pour servir le développement de l’activité ?

Un vrai projet de communication en faisant la promotion du ping comme un vrai sport où l’on peut se dépenser physiquement, finir avec le maillot trempé par la transpiration. Mettre des vidéos sur les réseaux sociaux d’un entraînement avec jeu de jambes…

Il faut changer la perception des Français à l’égard de notre sport. Nous avons voulu attirer les loisirs en leur disant qu’il pouvait jouer partout, tranquillement, en s’amusant ( ping tour avec licence événementielle par exemple ) mais il faudrait plutôt organiser un ping tour avec des pros qui s’entraînent dur en démonstration pour montrer à tous que ce sport vous permet aussi de se vider la tête, de vous dépenser physiquement, de perdre des kilos etc…

 

 

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